Prix et médailles 2018

Deux chercheuses à l’honneur : C. Jeandel, océanographe du LEGOS, reçoit le prix et la médaille Georges Milot de l’académie des sciences et Annie Souriau, sismologue de l’IRAP, lauréate de la médaille Beno Gutenberg de l’European Geosciences Union.

 

 Catherine Jeandel, LEGOS, prix et médaille Georges Milot de l’académie des sciences

Catherine Jeandel

Directrice de recherche CNRS Catherine Jeandel étudie la géochimie marine, une des disciplines qui contribue à comprendre les changements globaux liés à l’activité humaine (climat, pollution). Une de ses préoccupations est de mieux comprendre les interactions continents–océans pour prévenir ou anticiper les changements de demain. Elle a notamment abordé l’étude des cycles biogéochimiques en milieu naturel dans le cadre de sa thèse d’état sur le comportement du cycle du chrome et du Vanadium.
Par la suite elle a orienté ses recherches vers l’utilisation des isotopes comme traceurs des éléments en milieu naturel. Aujourd’hui elle obtient le prix et la médaille Georges Millot pour sa contribution exceptionnelle à l’étude du comportement des métaux et des terres rares dans l’océan.
Ses travaux ont ouvert un chapitre nouveau de l’analyse des cycles biogéochimiques océaniques, notamment ceux du néodyme et du silicium, tant en milieu abyssal qu’à l’interface continent-océan (embouchure de l’Amazone) ou au voisinage des sources hydrothermales. Ses travaux à la mer et en laboratoire ont conduit à revoir les bilans et les temps de résidence de ces éléments dans l’océan mondial.

Revivez la cérémonie officielle de remise des prix qui s’est déroulée le 20 novembre dernier: https://www.youtube.com/watch?v=JWJQLHaqP-0&feature=youtu.be

Annie Souriau , IRAP, lauréate de la médaille Beno Gutenberg de l’European Geosciences Union

IMG_3848_rognee

Cette médaille, créée pour rendre hommage aux scientifiques qui ont acquis une réputation internationale exceptionnelle en sismologie dans l’esprit de Beno Gutenberg, sera remise à Annie Souriau lors de l’Assemblée générale de l’Union à Vienne, en Autriche, début avril 2019.

Annie Souriau

Sismologue et directrice de recherche CNRS, aujourd’hui émérite, Annie Souriau a concentré ses travaux autour de deux pôles principaux: la sismologie des Pyrénées et la structure du noyau terrestre.

Sous son impulsion, des réseaux pour la surveillance de la chaine et l’analyse du risque sismique ont été installés dans les Pyrénées. Réseaux qui ont permis d’obtenir la première image tridimensionnelle de la structure sous une chaîne de montagnes, et des cartes précises de sismicité.

Elle a également mené diverses études novatrices sur la structure profonde de la Terre, la structure et les propriétés de la discontinuité noyau-manteau, du noyau liquide et du noyau interne (ou graine). Ses études sur le noyau liquide ont révélé une couche de plus forte densité à sa base. Les ondes sismiques traversant le noyau ont également permis de mettre en évidence l’anisotropie de la graine, son asymétrie, et l’absence d’une rotation différentielle significative par rapport au manteau. Ces résultats sismologiques ont une importance capitale pour la dynamique globale de la Terre, sa différentiation et le rôle du noyau.

Annie Souriau est par ailleurs lauréate de l’Académie des sciences (Prix Binoux). Depuis 2001, elle est Fellow de l’American Geophysical Union, une prestigieuse distinction pour les géophysiciens. Membre élue de l’Academia Europæa en 2004, Annie Souriau est également membre correspondant honoraire du Bureau des longitudes.

X